Nora Faivre — Sexothérapeute à Saint-Clair-du-Rhône (Isère)
Formée par Alain Héril · Supervisée par un psychologue clinicien inscrit au RPPS · Consultations au cabinet ou en visio
Oui, à une condition : que l’absence de sexualité soit partagée, et non subie par l’un des deux. Ce qui fait souffrir un couple n’est pas la fréquence des rapports, mais l’écart entre ce que chacun vit et ce qu’il n’ose pas dire. Il n’existe aucune norme à laquelle il faudrait se conformer.
Vous n’avez plus de sexualité depuis des mois, peut-être des années ?
Vous vous demandez si votre couple est encore un couple ?
Ou au contraire : cette situation vous convient, et vous vous demandez si c’est acceptable ?
La question revient sans cesse : combien de fois « faut-il » ? Aucun chiffre ne fait autorité.
Des couples ont des rapports plusieurs fois par semaine et se sentent seuls. D’autres n’en ont aucun depuis des années et se sentent proches. La fréquence ne dit rien de la qualité d’une relation, ni de sa solidité.
Ce qu’on appelle « normal » est le plus souvent une moyenne imaginaire. Se comparer à elle ne produit que de l’angoisse.
Trois situations très différentes se cachent derrière l’expression « couple sans sexualité ».
Le critère utile n’est donc pas la fréquence. C’est l’accord. Et l’accord suppose que le sujet ait été parlé au moins une fois.
Ce cas existe, il est plus fréquent qu’on ne le croit, et il ne relève d’aucune difficulté.
Ces couples tiennent par ce qui tient tous les couples : la complicité, la tendresse, les projets communs, le sentiment d’être compris. La sexualité est une manière d’être en lien parmi d’autres.
Une seule question mérite d’être posée régulièrement : est-ce que cela nous convient toujours, à tous les deux ? Un accord d’il y a cinq ans n’engage pas la personne qu’on est aujourd’hui.
Beaucoup de couples se décrivent d’un commun accord, alors qu’un seul des deux a renoncé.
Le renoncement se déguise facilement en accord. On cesse de demander, on cesse d’y penser, on finit par croire qu’on n’y tient plus. Puis un jour, tout remonte.
La différence entre un accord et un renoncement se vérifie simplement : un accord peut se dire à voix haute, à deux, sans que personne ne se crispe.
Certaines personnes ne ressentent pas ou peu d’attirance sexuelle. Ce n’est ni un trouble, ni le résultat d’un blocage, ni quelque chose à corriger.
Un couple dont l’un des partenaires est asexuel peut fonctionner, à condition que la situation soit connue, dite et acceptée par les deux. Ces questions se travaillent sans qu’il soit nécessaire de poser une étiquette. Le sujet de l’orientation est abordé sur la page orientation sexuelle et comportements intimes.
Le travail se fait en thérapie de couple (1h15) ou en séance individuelle (45 min).
Les séances individuelles durent 45 minutes (65 € à partir de), les thérapies de couple 1h15 (95 € à partir de). Les tarifs sont identiques au cabinet et en visio. Le travail se fait dans le dialogue : la démarche est non médicale, sans auscultation. Le cabinet se situe à Saint-Clair-du-Rhône, 65 rue du Stade, ZA de Varambon, avec un parking gratuit. Il est accessible depuis Chanas, Sablons et Serrières. La téléconsultation est possible, seul ou à deux.
Le déroulement d’une séance et les tarifs sont détaillés sur des pages dédiées.
Oui. La sexualité est l’une des manières d’être en lien, elle n’est pas la définition d’un couple. Des relations solides tiennent par la complicité, la tendresse, le projet commun. La question utile n’est pas « sommes-nous encore un couple », mais « est-ce que cette situation nous convient à tous les deux ».
Aucune. Il n’existe pas de seuil au-dessus ou en dessous duquel un couple irait bien ou mal. Certains couples très actifs se sentent seuls, d’autres sans rapports se sentent proches. Se comparer à une moyenne supposée ne produit que de l’angoisse.
Oui. L’amour et le désir sont deux mouvements distincts, qui n’évoluent pas au même rythme. Un attachement profond peut coexister avec une absence de désir sexuel. Confondre les deux conduit beaucoup de personnes à remettre en cause leur relation sans raison.
Non. L’asexualité désigne une absence ou une faible intensité d’attirance sexuelle. Ce n’est ni une pathologie, ni la conséquence d’un blocage, et cela ne demande aucune correction. Un couple concerné fonctionne dès lors que la situation est nommée et acceptée par les deux.
Cela mérite d’être vérifié plutôt que supposé. Le renoncement prend souvent l’apparence d’un accord : on cesse de demander, puis on croit qu’on n’y tient plus. Un accord réel peut se dire à deux, à voix haute, sans que personne ne se crispe.
Une séance de couple dure 1h15 (95 € à partir de) et une séance individuelle 45 minutes (65 € à partir de), au cabinet comme en visio, au même tarif. Les modalités sont précisées sur la page dédiée aux tarifs.
Mettre des mots sur ce qui vous préoccupe est déjà une étape.